Congo (République Démocratique du Congo)

furie meurtrière au Kasaï, symptôme du délitement de la RDC
L’insurrection déclenchée en 2016 a été suivie d’une répression implacable. Massacres, exodes, crise alimentaire ont plongé cette région marginalisée de la République démocratique du Congo dans un conflit sans fin.

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La répression sanglante du 31 décembre 2017

Des manifestants brandissant des chapelets, des missels, des effigies du Christ ; en face, des policiers et des militaires lourdement armés, tirant à balles réelles. Dimanche 31 décembre 2017, dans plusieurs quartiers de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le deuil a recouvert une nouvelle fois les tentatives de manifestation. D’après le bilan provisoire des Nations unies, au moins huit personnes ont été tuées lors des rassemblements organisés par les catholiques du Comité laïc de coordination (CNC), qui évoque dix manifestants morts sous les balles. Les autorités ont reconnu quatre victimes, dont un policier.
« Nous sommes touchés au cœur », commente un membre de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), joint par téléphone, qui dénonce les violences commises dans l’enceinte de certaines églises. Selon de nombreux témoignages, des prêtres et des enfants de chœur ont été arrêtés, des cérémonies empêchées par la police et l’armée. « Des paroissiens ont été abattus à bout portant », dit-il. Comme en janvier 2015, puis en septembre et en décembre 2016, quand plusieurs dizaines de manifestants ont perdu la vie dans l’attente d’élections en RDC.
Appelant à éviter toute violence, le CNC réclamait une déclaration du président de la République, Joseph Kabila, certifiant qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession, comme le prévoit la Constitution. Cette association, proche de l’Eglise catholique, demandait également la libération des prisonniers politiques, prévue par l’accord conclu il y a un an entre la majorité et l’opposition.
Signé aux toutes dernières heures de 2016 sous l’égide des évêques congolais, le texte prévoyait des élections au cours de l’année 2017. La Commission électorale indépendante (CENI) les a repoussées au 23 décembre 2018, prolongeant de fait le deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila, officiellement terminé le 19 décembre 2016.

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voir aussi le rapport OFPRA de 2013